Written by: Samira Njoya
La montée en puissance des services numériques renforce les enjeux liés à la gestion et à la protection des données personnelles. En RDC, les autorités veulent consolider un cadre robuste de gouvernance des données pour accompagner le développement de l’économie numérique.
La République démocratique du Congo accélère la mise en œuvre de sa gouvernance des données. Le ministère de l’Économie numérique a officialisé, le jeudi 12 mars à Kinshasa, le lancement du Réseau national des data protection officers (DPO). Ce regroupement de spécialistes vise à uniformiser les pratiques de gestion des données personnelles et à accompagner la mise en conformité des secteurs public et privé.
Protection des données : Augustin Kibassa Maliba lance le Réseau des Data Protection Officershttps://t.co/UY0SMMekDR
— Ministère de l’Économie Numérique – RDC (@econonumerique) March 13, 2026
Cette initiative, soutenue par RUDI International et Droit‑Numérique.cd, intervient trois ans après l’adoption de l’ordonnance‑loi n°23/010 portant Code du numérique. Ce texte consacre les principes de licéité, de transparence et de sécurisation des traitements de données à caractère personnel. Dans cette architecture, les DPO font office de pivots. Ils garantissent le respect des standards techniques et juridiques au sein des organisations, tout en protégeant les droits fondamentaux des citoyens.
Pour le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba (photo), la structuration de ce vivier d’experts précède la création prochaine d’une Autorité nationale de protection des données. Au‑delà de l’aspect réglementaire, Kinshasa perçoit la sécurité des données comme un facteur d’attractivité économique. Un cadre robuste de gouvernance des données renforce la confiance des partenaires internationaux et favorise l’investissement dans les services technologiques à haute valeur ajoutée.
Cette démarche s’aligne sur les engagements de la RDC dans le cadre de la Convention de Malabo. En professionnalisant la fonction de DPO, le pays se met au diapason des standards de l’Union africaine en matière de cybersécurité. L’enjeu est de transformer les données, aujourd’hui ressources stratégiques, en leviers de croissance sécurisés face aux risques croissants de cybercriminalité et d’exploitation illicite des informations.
Samira Njoya
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