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Written by: Samira Njoya

Face à la montée en puissance de l’IA dans l’éducation et la recherche, l’Algérie mise sur de nouvelles infrastructures technologiques. L’ouverture d’un premier centre consacré à l’enseignement virtuel illustre l’ambition du pays d’accélérer la transformation numérique de ses universités.

L’Algérie poursuit sa stratégie de transformation numérique de l’enseignement supérieur. Le lundi 8 juin, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a inauguré à Sidi Abdellah, près d’Alger, le premier centre national dédié aux technologies et à l’innovation dans les systèmes d’enseignement virtuel. L’initiative vise à intégrer davantage l’intelligence artificielle et les outils numériques dans les pratiques pédagogiques et la recherche scientifique.

Le centre est conçu comme une plateforme de développement et d’expérimentation de nouvelles méthodes d’apprentissage. Il dispose d’infrastructures numériques, de plateformes d’enseignement à distance et de ressources spécialisées destinées à soutenir la numérisation des formations et de la recherche scientifique. Les autorités espèrent ainsi améliorer la qualité de l’enseignement, favoriser l’innovation pédagogique et préparer les étudiants à des métiers de plus en plus marqués par l’usage des technologies émergentes.

Cette orientation s’inscrit dans une ambition plus large de bâtir une économie davantage fondée sur la connaissance et l’innovation. Les pouvoirs publics ont fixé l’objectif de porter à 20 000 le nombre de start-up dans le pays d’ici 2029, en s’appuyant notamment sur les universités comme réservoir de compétences et d’innovation.

Le projet s’inscrit également dans la stratégie portée par le ministère de l’Enseignement supérieur visant à faire émerger une « université de quatrième génération », fondée sur la numérisation des services, l’apprentissage intelligent et l’utilisation des technologies avancées. Dans cette dynamique, l’Algérie a introduit de nouvelles filières liées à l’intelligence artificielle, renforcé l’usage des outils numériques dans l’orientation des étudiants et développé des infrastructures de calcul dédiées à l’IA au sein de l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse le seul cadre académique. Le développement d’un écosystème national de l’intelligence artificielle est désormais perçu comme un levier de compétitivité économique et de souveraineté numérique. En renforçant les capacités de formation, de recherche et d’innovation, Alger entend disposer des compétences nécessaires pour accompagner la transformation numérique des secteurs productifs et réduire sa dépendance aux technologies développées à l’étranger.

Samira Njoya

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