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Written by: Samira Njoya

En Côte d’Ivoire, l’éducation des jeunes filles reste confrontée à des disparités marquées, notamment dans les filières scientifiques et technologiques. Des initiatives numériques cherchent à combler ce déficit.

L’Unicef Côte d’Ivoire et la Fondation Maarif de Türkiye ont paraphé, le mardi 7 avril à Abidjan, un protocole d’entente. Cette alliance vise à renforcer l’inclusion numérique et l’accès à l’éducation pour les jeunes filles, avec un accent particulier sur les filières scientifiques.

Fruit d’une année de négociations, ce partenariat s’articule autour de la réduction des disparités de genre dans le système éducatif ivoirien. Les deux institutions prévoient d’orienter massivement les élèves vers les disciplines STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), des secteurs où les filles restent historiquement sous‑représentées. « Ce protocole est une opportunité de mettre l’accent sur la participation des filles dans des domaines qui ne sont pas traditionnellement les leurs », a précisé Jean‑François Basse (photo, à droite), représentant résident de l’Unicef en Côte d’Ivoire.

Le second volet de l’accord repose sur l’exploitation de la plateforme numérique des jeunes « U‑Report ». Avec plus de 3 millions d’adhérents dans le pays, cet outil de participation citoyenne servira de canal pour promouvoir l’engagement social des jeunes, y compris dans les zones rurales. L’objectif est de transformer ces adolescents en acteurs du changement tout en développant des programmes de formation pratique destinés à améliorer l’employabilité des profils les plus vulnérables.

Cette collaboration intervient alors que la Côte d’Ivoire multiplie les initiatives pour moderniser son secteur éducatif. Selon les données du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, le taux de scolarisation des filles s’est amélioré, passant de 33 % en 2011 à 83 % en 2024. Cependant, la migration vers les filières techniques et scientifiques reste un défi majeur. La Fondation Maarif, qui gère un réseau croissant d’écoles à l’international, apporte ici son expertise pédagogique pour compléter les programmes humanitaires de l’agence onusienne.

Notons que cet accord s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du festival technologique de l’an dernier. Il prévoit également le soutien à des événements nationaux d’envergure, tels que la Fête de la Science, afin de créer un pont durable entre les institutions internationales et le tissu éducatif local.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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