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Written by: Samira Njoya

Les systèmes de santé en Afrique font face à des défis persistants dans la gestion des médicaments, marqués par des ruptures de stocks et une faible traçabilité. Le recours aux outils numériques est de plus en plus considéré comme essentiel pour renforcer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement.

Le Burundi prépare l’extension de son système numérique de gestion de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé aux formations sanitaires privées. Cette orientation a été au centre des échanges le jeudi 25 juin entre le ministre de la Santé publique, Fidele Ndayisaba, et le directeur pays de l’ONG néerlandaise i+Solutions, Alain Parfait Bimenyimana.

La rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet eLMIS Medexis, une plateforme numérique dédiée à la gestion des stocks et des approvisionnements en produits de santé. Déjà déployé dans l’ensemble des formations sanitaires publiques et confessionnelles du pays, le système contribue à améliorer le suivi logistique des médicaments et autres produits médicaux.

Lancé en décembre 2022, avec l’appui de l’ONG i+Solutions et de l’Ambassade du Royaume des Pays‑Bas, le projet vise à renforcer la chaîne d’approvisionnement en santé à travers la digitalisation, dans un contexte marqué par la nécessité d’améliorer la disponibilité des médicaments et la fiabilité des données logistiques.

Selon i+Solutions, le déploiement national d’eLMIS Medexis a franchi une étape importante en 2025, avec la couverture de l’ensemble des formations sanitaires publiques et confessionnelles. Plus de 2000 utilisateurs ont été formés dans 956 établissements de santé, accompagnés par la mise à disposition de 839 ordinateurs portables et 148 routeurs pour faciliter l’utilisation du système.

Au‑delà de l’extension envisagée au secteur privé, les discussions ont également porté sur les conditions de consolidation du dispositif. Il s’agit notamment du renforcement de l’accompagnement des utilisateurs, de l’amélioration des équipements numériques et du développement de la connectivité Internet dans les structures de santé. Le recours à des solutions satellitaires comme Starlink a été mentionné pour les zones les moins connectées.

La question de l’interopérabilité du système avec les autres plateformes numériques du secteur de la santé a également été abordée, dans la perspective de mieux intégrer les données et d’améliorer la coordination de la gestion sanitaire.

Samira Njoya

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